-Son théâtre a explosé dés le départ, dés qu'il a découvert que la quête du sens n'était qu'un sous-produit de la capacité de la pensée . Il faut laisser cela aux besogneux ! ( suivait une longue liste...).
-Jamais de concessions au public ; ne jamais prendre les gens pour des cons !
-Le théâtre non pas comme objet passif, à interpréter, mais comme sujet agissant.
-Le théâtre ne renvoie qu'au théâtre, pas au réel.
-Un miroir vide de symboles.
-Au flipper comme au théâtre, on ne peut pas gagner, simplement retarder l'échéance, rebondir, changer de trajectoire. Maintenir en suspension.
-Maintenant que Gironès est parti, je me demande qui va bien pouvoir me faire des «putadas».
-Il s'est jeté dans le théâtre comme un môme affamé du Sud de l'Espagne se jette dans l'arène.
-« Certains jours, il était tellement odieux qu'on avait honte de l'insulter ». (Saint-Simon).
-En réalité les films de Tarantino, « Réservoir Dogs » ou « Pulp Fiction », sont de Robert Gironès.
-Un théâtre sans héros.
-1994-2000. Il a commencé par s'arrêter ; puis il s'est retiré. Il a disparu ainsi sans la moindre conclusion. Ivre mais digne.
-Gironès a vécu une PÉRIODE, le contraire d'une ÉPOQUE.
« Essayer de vivre votre siècle mais ne soyez pas sa créature » (F. Schiller).
-Il a inventé de toutes pièces un monde dans lequel il évoluait. La question n'est pas « inventer pour qui ? » ni vraiment « pourquoi ?», mais de quelle manière, jusqu'où, et finalement à quel prix ?
-Le théâtre est d'abord écrit, puis donné à entendre et à voir, et enfin à LIRE.
Il n'a jamais rien écrit ; pas de traces d'écriture. Il n'en avait pas besoin ; c'était inutile.